Entrer dans le cadre
Ce corps n’a pas été peint pour entrer dans l’histoire. Il s’y installe. Dans un décor emprunté aux portraits classiques, il refuse d’être corrigé, effacé ou adouci. Ce n’est pas une réinterprétation. C’est une réappropriation.
L’histoire de l’art a longtemps décidé quels corps méritaient d’être célébrés.
Certains ont été idéalisés. D’autres corrigés. Beaucoup ignorés.
Ici, le décor emprunte aux portraits classiques : fleurs, lumière douce, pose solennelle. Mais le corps ne se plie pas aux conventions. Il ne cherche ni à se rendre plus acceptable, ni à se faire plus petit.
Il existe tel qu’il est.
La réappropriation ne consiste pas à imiter les codes pour y entrer discrètement. Elle consiste à les habiter sans se transformer.
Ce corps n’est pas une variation. Il est une présence.