La fatigue du masque
Porter un masque n’est pas toujours un jeu. Parfois, c’est une stratégie de survie.
On apprend très tôt à observer, analyser, imiter. À ajuster les gestes, les expressions, les intonations.
À sourire au bon moment. À ne pas trop parler. À ne pas parler trop peu.
Pour beaucoup de personnes neuroatypiques, ce travail ne s’arrête jamais. Il ne se voit pas. Mais il fatigue.
Le masque n’est pas seulement une dissimulation. Il est une traduction permanente de soi vers les autres, une tentative de se rendre compréhensible.
On performe la normalité. On compose une version socialement lisible de son propre corps. Mais l’effort s’accumule. Et un jour, le masque pèse plus lourd que ce qu’il protège.
Ces images ne parlent pas de mystère. Elles parlent d’épuisement.